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Culture - 19 avril 2026

Le président du Soudan du Sud demande une séance d’urgence alors que la pression monte

Juba, le 7 avril 2026 - La présidente du Parlement du Soudan du Sud, Jemma Nunu Kumba, a convoqué les membres du Parlement et les ministres du gouvernement à une séance extraordinaire, alors que la pression politique s'intensifie suite à la décision du parti au pouvoir de la destituer. La séance d'urgence, s

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Juba, le 7 avril 2026 - La présidente du Parlement du Soudan du Sud, Jemma Nunu Kumba, a convoqué les membres du Parlement et les ministres du gouvernement à une séance extraordinaire, alors que la pression politique s'intensifie suite à la décision du parti au pouvoir de la destituer. La session d’urgence, prévue pour le 8 avril, intervient quelques jours après que le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) au pouvoir a voté en faveur du retrait de confiance dans ses dirigeants et a recommandé sa destitution au président Salva Kiir. Le porte-parole parlementaire Oliver Mori Benjamin a confirmé la convocation, qualifiant la session de sans précédent et ordonnant à tous les législateurs et ministres d'y assister. "Nous sommes dans la salle des opérations du Parlement, bien que ce soit un jour férié. Tous les députés et ministres sont tenus d'assister à cette séance sans faute. L'ordre du jour sera communiqué, mais comme vous le savez, il y a eu des développements politiques", a-t-il déclaré. Ces développements découlent d'un conflit interne au sein du SPLM, où une réunion du caucus présidée par le président Kiir le 31 mars aurait abouti à un vote unanime de censure contre Kumba. Les législateurs ont ensuite recommandé sa destitution, transmettant la décision au président, qui est également président du parti. Des rapports suggèrent qu'un changement de direction au Parlement pourrait avoir lieu d'ici quelques jours, les successeurs potentiels étant déjà en discussion au sein des rangs du parti. En réponse, le bureau du Président a contesté le processus, affirmant que Kumba n’avait pas eu la possibilité de répondre aux allégations lors de la réunion du caucus et qu’aucune procédure parlementaire formelle n’avait été suivie. "Le Bureau du Président a pris note des préoccupations soulevées et se tient prêt à résoudre ces questions par le biais de processus institutionnels appropriés", indique le communiqué. La séance d'urgence place Kumba dans la position inhabituelle de convoquer une session qui pourrait en fin de compte déterminer son avenir politique. Au centre du conflit se trouvent les allégations de mauvaise conduite financière soulevées dans une pétition déposée par un groupe de législateurs du SPLM. Les réclamations comprennent des fonds liés à des jeux parlementaires régionaux, des dépenses d'achat et des paiements irréguliers présumés pour des services. Les allégations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante et Kumba ne les a pas abordées publiquement en détail. La controverse a intensifié les divisions au sein du parti au pouvoir et soulevé des préoccupations plus larges concernant la gouvernance et la responsabilité au sein de l’Assemblée législative du Soudan du Sud. Les analystes affirment que la situation reflète des fractures plus profondes au sein du SPLM à l’approche des élections prévues plus tard en 2026, ce qui laisse présager un possible réalignement du pouvoir politique au sein du gouvernement d’unité. Kumba, qui est devenue la première femme présidente du Soudan du Sud en 2021, est désormais confrontée à l’un des défis les plus importants de sa carrière politique, le résultat de la séance d’urgence devant façonner à la fois la direction parlementaire et l’équilibre plus large des pouvoirs dans le pays.

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