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Culture - 20 avril 2026

L’OIM clarifie son rôle dans l’accord sur les migrants entre la RDC et les États-Unis

Kinshasa, 21 avril 2026 - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a précisé qu'elle ne participe pas aux accords bilatéraux comme l'arrangement entre la République démocratique du Congo et les États-Unis concernant l'accueil temporaire des migrants expulsés.

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Kinshasa, 21 avril 2026 - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a précisé qu'elle ne participe pas aux accords bilatéraux comme l'arrangement entre la République démocratique du Congo et les États-Unis concernant l'accueil temporaire des migrants expulsés. Cette clarification intervient après que le gouvernement congolais a demandé une aide humanitaire pour le premier groupe de 15 migrants arrivés à Kinshasa dans le cadre de l'accord entre Washington et Kinshasa. Dans un communiqué, l'agence des migrations des Nations Unies a souligné qu'elle n'est pas impliquée dans la négociation ou la mise en œuvre d'accords migratoires bilatéraux et se réserve le droit de limiter ou de suspendre son implication si des normes minimales de protection ne peuvent être garanties. Il a ajouté que toute question concernant la portée ou les conditions de ces accords devrait être adressée aux autorités nationales. L'OIM a également réitéré que son aide est strictement humanitaire et comprend des programmes de retour volontaire uniquement lorsque les migrants donnent leur consentement libre, préalable et éclairé. Cette clarification intervient dans un contexte de débat croissant autour de l'accord, dont la première phase opérationnelle a déjà été mise en œuvre avec l'arrivée d'un premier groupe de migrants à Kinshasa le 17 avril. Les autorités gouvernementales soutiennent que l’accord est temporaire, réglementé par le droit national et s’inscrit dans un cadre de coopération diplomatique plus large avec les États-Unis. Les responsables ont décrit le programme comme un mécanisme d'accueil à court terme plutôt que comme une politique de réinstallation permanente. Cependant, l’initiative continue de susciter des réactions politiques et de la société civile dans le pays. Les critiques, notamment des personnalités de l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme, ont exprimé leurs inquiétudes concernant la transparence, les implications en matière de sécurité et le manque de clarté sur les nationalités et les destinations finales des migrants. Certaines voix ont également établi des parallèles historiques avec les crises régionales de déplacement passées dans la région des Grands Lacs, mettant en garde contre les risques potentiels associés aux mouvements transfrontaliers de population dans des contextes de sécurité fragiles. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a précédemment décrit cet accord comme un service coopératif fourni par la RDC aux États-Unis, tout en soulignant son caractère temporaire et le fait que les frais d'hébergement et de soutien sont pris en charge par la partie américaine. Alors que les discussions se poursuivent, le gouvernement maintient que le cadre reste strictement transitoire et soumis aux normes humanitaires internationales et au droit national de l’immigration.

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