Illustration - F lix Tshisekedi et Stanis Bujakera

Sécurité - 13 juillet 2026

Tshisekedi ordonne la fin de la présence militaire illégale sur les sites miniers pour

Kinshasa, le 13 juillet 2026 - Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a ordonné le retrait immédiat de tous les militaires et membres de la Police Nationale Congolaise (PNC) présents illégalement sur les sites miniers de la République Démocratique du Congo, dans le cadre des efforts visant à améliorer

Par Sarah Ndaya2 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 13 juillet 2026 - Le président Félix-Antoine Tshisekedi a ordonné le retrait immédiat de tous les militaires et membres de la Police nationale congolaise (PNC) présents illégalement sur les sites miniers de la République démocratique du Congo, dans le cadre des efforts visant à améliorer la transparence, la sécurité et la gouvernance du secteur minier stratégique.

S'exprimant lors de la 94ème réunion du Conseil des ministres tenue le 10 juillet 2026 à la Cité de l'Union africaine à Kinshasa, le Chef de l'État a réaffirmé l'importance des ressources minières pour le développement économique du pays tout en soulignant la nécessité de restaurer la confiance entre les investisseurs et les partenaires internationaux.

La RDC, qui détient certaines des plus grandes réserves mondiales de minéraux essentiels essentiels aux technologies mondiales de transition énergétique, a placé la réforme du secteur minier au centre de sa stratégie économique. Cependant, les autorités continuent de faire face à des défis liés à l'exploitation illégale, à la faiblesse des mécanismes de contrôle et à l'ingérence des forces de sécurité dans les opérations minières.

Le président Tshisekedi a averti que la présence non autorisée de personnel armé sur les sites miniers porte atteinte à la réputation du pays, affaiblit le contrôle de l’État et encourage des activités illégales qui compromettent la gestion responsable des ressources.

Selon le gouvernement, l'implication de personnel en uniforme dans les zones minières contribue à l'intimidation, au harcèlement, à l'extorsion, à la perturbation des systèmes de traçabilité des minéraux et au développement de réseaux de contrebande.

Le Président a souligné que les forces de sécurité ne peuvent intervenir dans les zones minières que lorsque leur présence est légalement autorisée ou officiellement demandée par les autorités compétentes. Il a rejeté toute occupation ou ingérence susceptible de compromettre les droits des opérateurs miniers légitimes et des communautés locales.

Pour faire appliquer cette décision, Félix Tshisekedi a chargé plusieurs hauts responsables, dont le Vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur et de la Sécurité, le Vice-Premier ministre chargé de la Défense, le Chef d'état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le Commissaire général de la Police nationale congolaise, de mettre immédiatement en œuvre des mesures visant à éliminer la militarisation illégale des zones minières.

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