Illustration - Kopermijn Kolwezi 1973

Économie - 1 juillet 2026

Des experts de l'ONU estiment que l'or de l'Ituri aurait transité clandestinement par

Kinshasa, le 1er juillet 2026 - Des centaines de millions de dollars d'or extrait de la province de l'Ituri sont sortis illégalement de la République démocratique du Congo, principalement via l'Ouganda, selon des découvertes récentes mettant en évidence l'ampleur du commerce illicite de minéraux dans le pays.

Par Amina Kabasele2 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 1er juillet 2026 - Des centaines de millions de dollars d'or extrait de la province de l'Ituri sont sortis illégalement de la République démocratique du Congo, principalement via l'Ouganda, selon des découvertes récentes mettant en évidence l'ampleur du commerce illicite de minerais dans le nord-est du pays.

L'évaluation estime que la production d'or d'un site minier entre Mabanga et Nizi a généré entre 300 et 800 millions de dollars américains entre mars 2024 et mars 2026. Un deuxième site minier près de Yedi aurait produit plus de deux tonnes d'or depuis le début de 2025.

Malgré ce niveau de production important, les exportations d’or officiellement déclarées de l’Ituri n’ont totalisé que 559 kilogrammes en 2025, révélant un écart substantiel entre la production estimée et les exportations enregistrées.

Les résultats indiquent qu’une grande partie de l’or non déclaré serait introduite clandestinement vers l’Ouganda voisin. En 2025, l'Ouganda a enregistré un volume historique d'exportations d'or de 62 tonnes, évaluées à environ 6,4 milliards de dollars américains, ce qui représente une augmentation de 30 % du volume des exportations par rapport à l'année précédente. Les analystes estiment qu'une part importante de cette hausse est liée à l'or en provenance de l'Est de la RDC.

Le rapport souligne également l'expansion rapide des opérations de lixiviation du cyanure utilisées pour traiter les résidus miniers dans le territoire de Djugu. Cette pratique est interdite par la loi congolaise en raison de ses risques environnementaux et sécuritaires, mais des centaines de bassins de résidus auraient été établis dans la région.

Certains de ces sites miniers seraient sous l'influence de groupes armés locaux, qui imposeraient des taxes sur les activités minières, leur permettant de tirer des revenus de l'exploitation illicite des ressources minérales.

Les résultats soulignent les défis persistants auxquels est confrontée la RDC pour réglementer son secteur minier, lutter contre la contrebande de minerais et empêcher les groupes armés de financer leurs activités par l'exploitation illégale des ressources naturelles.

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